Journal d’une confinée #1 – Moi face à ma solitude

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Plus d’un an que j’hésite à reprendre mon blog mais je me trouvais toujours des bonnes excuses pour ne pas le faire. Notamment ce fameux « j’ai pas le temps ». Et puis, aujourd’hui, je me retrouve confinée et seule dans mon appartement à Nantes, à tourner en rond tel un poisson dans son bocal. Alors je me suis dit que je n’avais clairement plus aucune excuse et que c’était probablement le moment de s’y remettre.

On est le jour 5, il en reste sûrement 40 (j’espère quand même pas) et je crois que pour surmonter cette épreuve et faire en sorte que le temps passe le plus vite possible, revenir par ici me ferait le plus grand bien ! Histoire de vider mon sac, rire de cette situation un peu pathétique et dédramatiser surtout. Alors me revoilà, pour combien de temps je ne sais pas, mais je suis bel et bien de retour par ici !

 

Journal d’une confinée #1 – Moi face à ma solitude

 

journal d'une confinée, ma vie en solo face à ma solitude

 

Vivre seule

Quand je suis revenue à Nantes en janvier 2019 (voir mon article Hello 2019), je découvrais pour la première fois la vie seule. J’avais toujours vécu avec quelqu’un (ou presque), autant vous dire que j’appréhendais plus que jamais cette nouvelle expérience. 1 an après, je dois dire que j’apprécie cette vie, de n’avoir de compte à rendre à personne, de faire ma vie comme je l’entends MAIS j’avoue ne pas supporter être seule plus de 24 ou 48h au grand maximum. Oui c’est pas beaucoup j’avoue.

Alors lundi, quand j’ai compris que j’allais probablement devoir rester confinée seule dans mon appart autant vous dire que j’ai enchaîné les crises d’angoisses. J’ai réservé le premier train disponible pour rentrer chez mes parents. Mon père et ma mère n’ont pas arrêté de me dire « rentre à la maison, tu seras mieux avec nous blabla… ». Mais voilà, le décret est tombé, et je n’ai pas eu le temps de rentrer chez moi ; mon train étant annulé. Oui c’était probablement purement égoïste de vouloir à tout prix rentrer, mais l’idée de rester cloîtrer seule était juste impensable.

 

La solitude et moi

 

Me voilà donc livrée à ma solitude pour une durée indéterminée. Le comble de l’histoire ? Fin février j’ai fait une petite déprime (ça a duré deux jours rien de bien méchant) et j’ai réalisé que j’avais un « problème » : je ne supportais pas être seule. Dès que j’avais un moment de libre, j’avais « besoin » ou en tout cas envie de voir quelqu’un. Je me suis même dit que ce serait cool que j’apprenne à être moins dépendante de cette vie sociale, et ce besoin de voir des gens jour et nuit. Apprendre à vivre un peu seule et apprécier ces moments avec moi-même. Visiblement, mon appel a été entendu et la sentence radicale.

C’est donc la première fois de toute ma vie, que je passe 5 jours consécutifs sans réel contact humain (mis à part la caissière du supermarché hier et le policier croisé en allant au supermarché). Autant vous dire que ces brefs moments de « sociabilisation » m’ont limite émus tellement j’étais en manque d’interaction « vivante ». À deux doigts de faire un câlin aux gens c’est pour dire.

 

Accro à la vie sociale ?

 

Bref, je suis une accro de la vie sociale. Je suis toujours en train de bouger. En vadrouilles H24, à faire le tour de la France pour voir ma famille et mes amis. Ma plus belle histoire d’amour de 2019 c’était avec la SNCF. Plus de 30 000km parcourus avec eux c’est pour dire. Mais j’adore cette vie. J’adore être occupée, avoir pleins de choses à faire. Je suis une hyperactive, et c’est ça qui me rend heureuse. Alors comment je vais supporter cette « expérience inédite » ?

J’avoue ne pas avoir la réponse pour le moment. Alors je me rassure dans ma détresse en me disant « Un jour de plus, c’est aussi un jour de moins ». Et puis, j’ai espoir de me dire qu’à la fin de ces 40..(ou plus) jours j’en sortirais grandie, changée, tout ce qu’on veut ! Et que j’arrêterais peut-être cette vie à 100 à l’heure pour me poser un peu, qui sait ? Ou alors ce sera peut-être tout l’inverse, je ne sais pas mdr.

Bref, je suis là à me plaindre alors qu’il y en a qui vivent des choses beaucoup plus graves mais voilà. J’ai ce besoin d’extérioriser tout ce que je ressens pour me sentir mieux. J’aimerais faire partie des personnes qui adorent être seules, qui sont casanières et qui n’ont pas besoin de voir des gens tout le temps pour se sentir bien. Mais ce n’est pas mon cas, rester enfermée chez moi revient à tourner en rond, penser, beaucoup trop penser, remettre ma vie en question et je déteste ça !

 

Voir la vie du côté positif

 

Mais voilà, plutôt que de m’apitoyer sur mon sort et pleurer tous les jours j’ai décidé d’être POSITIVE. De toute façon j’ai pas le choix, sinon vous allez me retrouver morte dans mon lit étouffée par mes larmes dans mon oreiller (c’est le scénario le plus probable qui puisse arriver). En vrai, cette situation me fait « doucement » rigoler. Rien n’arrive par hasard, alors si cela m’arrive c’est qu’il y a bien une raison. Et je vais probablement en tirer une bonne grosse leçon.

Hier j’ai eu ma première grosse baisse de moral. J’ai pleuré pendant 1h dans mon lit (meuf pathétique ++). Et puis j’ai appelé ma mère. Elle a trouvé les mots pour me rebooster et je dois dire que depuis cette grosse crise (dont j’avais sûrement besoin) je me sens beaucoup mieux ! Prête à surmonter cette épreuve du mieux que je peux. Et puis pour éviter de sombrer dans le tableau de la pauvre meuf pathétique (ce qui est déjà un peu le cas), j’ai décidé de me donner des objectifs.

Heureusement pour moi, je travaille encore un peu ce qui occupe 1/3 de ma semaine (toujours ça de pris). Et heureusement pour moi aussi, je suis très heureuse dans ma vie. J’ai un entourage au top et sans eux ce ne serait pas du tout pareil. Alors je remercie mes ami.e.s et ma famille d’être présents. Et puis les relations à distance n’ont jamais été un problème puisque j’ai survécu à mon exil à Nantes. Alors on fait comme avant, mais pour un peu plus longtemps.

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Bon je m’arrête là sinon c’est un livre que je vais écrire. On se retrouve dans quelques jours pour la suite de cette sombre et inattendue histoire qui va probablement marquer le reste de ma vie. Dans le prochain épisode je vous raconterais la vie palpitante d’une confinée en solo. Et si vous êtes dans la même situation que moi, n’hésitez-pas à me partager votre histoire, vos coups de blues, ou vos tips pour bien vivre la solitude. Je suis preneuse de tout. C’est pas comme si je manquais de temps pour vous lire (lol). Confinée seule et heureuse, c’est sûrement possible. Alors je vais tout faire pour que ce soit le cas, et je vous partagerais tous mes conseils pour vous aider à surmonter cette épreuve ensemble !

Allez, des bisous !!

2 Responses

  1. Un vrai bonheur de te lire à nouveau par ici Carole !
    Gros coup de blues ici aussi hier, difficile de rester loin de mon chéri alors qu’on avait l’habitude de se voir plusieurs fois dans la semaine… Il faut qu’on reste tous solidaires et qu’on se serre les coudes ! Bon courage à toi, je suis sûre que ça va aller 🙂

    • J’ai sauté le pas haha ! Oh, je comprends c’est pas facile ☹️ Oui exactement, on est tous dans la même situation ! Merci beaucoup Angélina, courage à toi aussi ! ☺️

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